La flexibilité est essentielle alors que les entreprises canadiennes repensent leur financement

Tel que publié dans Total Finance Magazine

Par : Michael Fox, vice-président, Développement des affaires internationales, Mitsubishi HC Capital Canada

 

 

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Pendant la majeure partie de la dernière décennie, les décisions en matière de financement d’équipement étaient relativement simples : les taux d’intérêt étaient bas et le crédit abondant. De nombreuses organisations se concentraient surtout sur l’obtention du capital le moins cher possible. Mais cette période favorable ne pouvait pas durer éternellement, et nous évoluons aujourd’hui dans un environnement du crédit beaucoup plus prudent.

Les entreprises canadiennes doivent désormais composer avec des coûts d’emprunt plus élevés dans un contexte de resserrement du crédit, comparativement aux creux historiques observés récemment. À cela s’ajoutent l’incertitude persistante entourant les tarifs douaniers et l’inflation, ainsi que la volatilité propre à certains secteurs, ce qui complique l’acquisition d’équipement. Sans surprise, les dirigeants financiers réévaluent leur approche, en mettant l’accent sur la préservation du fonds de roulement tout en maintenant leur capacité opérationnelle. Plutôt que de se demander uniquement si le capital est accessible, ils cherchent maintenant à structurer le financement de manière à conserver une certaine flexibilité si les conditions changent. 

La structure plutôt que le taux

Même dans les meilleures conditions, il serait une erreur pour une entreprise de se concentrer exclusivement sur le taux d’intérêt lors de l’évaluation de solutions de financement. Aujourd’hui, cette affirmation est encore plus vraie. Le taux demeure important, mais il ne représente qu’un élément de l’équation. En 2026, la structure d’un montage financier peut avoir une incidence beaucoup plus grande sur la flexibilité financière. Les chefs de la direction financière avisés portent une attention accrue à d’autres facteurs, comme les exigences de mise de fonds, la durée du financement, les options en fin de terme, les valeurs résiduelles, les calendriers de paiement et l’impact sur les flux de trésorerie.

Une structure qui harmonise les paiements avec les flux de trésorerie opérationnels ou qui offre plusieurs options en fin de terme peut procurer bien plus de souplesse qu’un taux légèrement inférieur.

L’essor des modèles de location et des solutions flexibles

Une autre tendance qui gagne du terrain concerne l’évolution de la perception de la propriété de l’équipement. Autrefois, de nombreuses organisations estimaient devoir posséder leur équipement. Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises évaluent des modèles de location et de crédit-bail qui leur permettent d’accéder à l’équipement sans mobiliser d’importants capitaux. Certains concessionnaires d’équipement ont même élargi leurs offres de location, car leurs clients souhaitent éviter les engagements à long terme jusqu’à ce que la situation économique se stabilise.

Les contrats de location-exploitation, les structures à valeur marchande résiduelle et les modèles émergents d’équipement en tant que service permettent aux organisations de maintenir leurs capacités opérationnelles tout en préservant leur liquidité. J’encourage les directeurs financiers confrontés à des budgets de capital plus serrés à explorer ces options pour le haut degré de flexibilité qu’elles offrent.

Aller au-delà du financement bancaire traditionnel

Les banques demeurent un pilier essentiel des stratégies de financement de la plupart des entreprises. Toutefois, de plus en plus d’organisations explorent des solutions au-delà de leurs relations bancaires principales. Les fournisseurs spécialisés en financement d’équipement proposent souvent des structures que les prêteurs traditionnels n’offrent pas, notamment des calendriers de paiement flexibles, des programmes de financement sur l’ensemble du cycle de vie des actifs et des structures de location-exploitation.

Ces fournisseurs peuvent également aider les entreprises à libérer du capital à partir d’actifs existants. Par exemple, une entreprise qui possède déjà son équipement peut être en mesure de le refinancer afin de dégager du fonds de roulement, tout en continuant à l’utiliser dans ses opérations. Encore une fois, pour les entreprises évoluant dans un environnement de crédit plus restreint, ces solutions offrent une capacité d’adaptation accrue face à la volatilité.

Les questions que les directeurs financiers devraient poser à leurs partenaires financiers

Les dirigeants financiers doivent faire preuve de rigueur dans leurs évaluations — cela a toujours été le cas, mais c’est particulièrement crucial aujourd’hui — et élargir les discussions avec leurs partenaires potentiels bien au-delà du simple taux d’intérêt. Quelles structures de financement sont offertes? Il est essentiel de recueillir toute l’information nécessaire pour comprendre les options liées aux mises de fonds, aux durées et aux valeurs résiduelles. Existe-t-il des options de paiement flexibles? Des paiements différés ou reportés peuvent aider à aligner le financement sur les flux de trésorerie opérationnels. Quelles sont les options en fin de terme? Savoir si l’équipement peut être retourné, refinancé, modernisé ou acheté influence directement la stratégie à long terme.

De plus, il est pertinent de demander si l’équipement usagé peut être financé. L’acquisition d’équipement d’occasion peut constituer une façon efficace de réduire les besoins en capital tout en répondant aux besoins immédiats. Existe-t-il aussi des options de reprise ou de monétisation des actifs?

Les programmes permettant d’échanger ou de refinancer de l’équipement existant peuvent financer des mises à niveau sans nécessiter d’importants nouveaux engagements en capital.

Enfin, les directeurs financiers devraient également tenir compte de la solidité et de la fiabilité à long terme de leurs partenaires financiers, un facteur qui prend toute son importance dans un contexte économique difficile.

Être stratégique et agile

Les tarifs douaniers et les développements géopolitiques influencent également les décisions en matière de financement d’équipement, en gonflant temporairement les prix. Cela crée le risque que des actifs financés à des valeurs élevées perdent de leur valeur si les politiques commerciales évoluent. Cette dynamique rend la flexibilité des structures de financement encore plus essentielle, tant pour les prêteurs que pour les emprunteurs.

En fin de compte, le principal changement que j’observe sur le marché actuel est un changement de perspective. Les entreprises canadiennes les plus performantes s’éloignent de l’idée que le financement d’équipement consiste uniquement à accéder au capital. Elles font plutôt un effort soutenu pour gérer les flux de trésorerie, préserver le fonds de roulement et maintenir leur agilité opérationnelle. C’est, selon moi, la meilleure approche à adopter dans le contexte actuel.

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